L’enseignant qui avait refusé de faire passer les évaluations nationales condamné à rester enseignant

Une peine exemplaire.

Justice. La sentence est lourde pour Guy-Michel Much. Cet enseignant de Château-Pliant (21) avait refusé la semaine dernière de faire passer les évaluations nationales à ses élèves de CE2 sous prétexte qu’elles n’étaient pas pertinentes. Un avis partagé par 99,7 % des professeurs du premier degré.
Détenu en garde à vue pédagogique depuis deux jours pour obstruction au bon déroulement des évaluations nationales, Guy-Michel Much s’est vu attribuer ce matin une sanction disciplinaire. Le rectorat l’a condamné à demeurer enseignant, une lourde peine qui choque la communauté éducative.

Interrogé par nos soins, le président de la cour de justice pédagogique a déclaré : « Nous avons cherché la peine la plus lourde et, en vrai, on ne voit pas ce qu’il y a de plus difficile en ce moment que d’être enseignant. Perso, je ne souhaite ça à personne. »
Une peine qui se veut dissuasive pour les autres enseignants qui seraient tentés, eux aussi, de penser par eux-mêmes.

Cette affaire relance le débat sur la fermeté de l’institution face aux velléités d’indépendance du corps enseignant, à l’heure où un autre dossier fait grand bruit dans l’académie voisine : celui de Frédérique Vasseur-Lantier, professeure de SVT à Trou-sur-Somme, suspendue pour avoir personnalisé son économiseur d’écran sans autorisation du service informatique académique.

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