Devant l’excès de protocoles, L’Education nationale met en place un protocole pour repérer les excès de protocoles

Un nouveau protocole.

Protocole harcèlement, protocole santé mentale, protocole HPI, protocoles d’accompagnement : l’Éducation nationale a mis en place ces dernières années de nombreux protocoles destinés à améliorer l’accueil au sein des établissements scolaires. Problème : le nombre de dossiers administratifs à compléter par les enseignants a considérablement augmenter.

Soucieux de la santé mentale de ses agents, le ministère de l’Education nationale vient de commander à un cabinet de conseil un diagnostic. Objectif : évaluer la quantité de protocoles actuellement en vigueur. Sans surprise, les premiers résultats font état d’un léger excès. C’est pourquoi la division de la lourdeur administrative a mis en place un nouvel outil. Désormais, les enseignants s’estimant noyés par les démarches administratives et les excès de protocoles en tout genre pourront désormais déclencher un P.P.P.P. (Protocole de Prévention de la Prolifération des Protocoles).

Une fois ce document de vingt pages complété, chaque professeur devra le déposer sur une plateforme dédiée. Il obtiendra une réponse personnalisée, lui expliquant comment mieux gérer la quantité de protocole à remplir. Le ministère s’engage à fournir une réponse rapide, dans un délai de 3 jours à 4 ans.

« Je sais que de nombreux enseignants aiment se détendre le soir en remplissant des dossiers administratifs , justifie Roger-Valentin Paperasse, directeur de la division de la lourdeur administrative au ministère de l’Education nationale. Mais je comprends aussi que cela peut ennuyer certains profs de passer leurs soirées à compléter des documents administratis, notamment ceux qui préfèrent consacrer leur temps à des trucs qui servent vraiment à quelque chose ».

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