
Corvéable, sous payée, la première “Barbie AESH” fait réagir
Un modèle commercialisé depuis aujourd’hui.
Avec la sortie ce mercredi 14 janvier de Barbie AESHⓇ, le géant américain Mattel fait réagir. A destination des écoles, cette poupée créée en lien avec le ministère de l’Education nationale ressemble à s’y méprendre à une vraie AESH.
Selon le dossier de presse, “Barbie AESHⓇ est destinée aux écoles qui n’ont pas la chance d’avoir une AESH pour s’occuper d’un enfant en situation de handicap. Comme une vraie, on peut la déplacer d’une salle de classe à une autre, ne lui proposer aucune formation, ni même la moindre considération” Plus vraie que nature.
Dans un souci assumé de coller aux réalités de terrain, Barbie AESHⓇ est fournie avec une tablette tactile défectueuse, et un porte-monnaie minuscule car, toujours selon le dossier de presse, “Barbie AESHⓇ a un salaire misérable.”
Une initiative qui n’est pas du goût de tous. Florent M, professeur des écoles dans le Tarn, a testé pendant plusieurs semaines Barbie AESHⓇ dans sa classe. “Cela fait des mois que j’attends une AESH dans ma classe pour s’occuper de la petite Lison. L’Education nationale m’a finalement proposé cette poupée. Elle est jolie, mais ça n’a aucun intérêt. Elle est posée au fond de la classe, ne bouge pas, et ne dit rien. Ça m’a rappelé ma prof d’IUFM quand elle venait m’observer en classe.”
Barbie AESHⓇ rejoint ainsi la gamme des poupées “célébrant les héros de l’Éducation nationale”. On y trouve déjà Barbie Infirmière scolaireⓇ, une édition extrêmement limitée, devenue quasi introuvable depuis sa sortie. Mattel propose également un modèle relevant ouvertement de la science-fiction : Barbie Médecine du travailⓇ, annoncée mais jamais aperçue. Enfin, pour les petits budgets, la marque commercialise une version à prix cassé, vendue sans garantie de durée et susceptible d’être retirée du catalogue à tout moment : Barbie contractuelleⓇ.
Merci à Marion


